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Journées de Patrimoine 2025 : D’ou vient Le Château de la Chapelle ?


Une Histoire de Réussite et d’Éclectisme

Le Pays d’Ouche abrite de nombreux trésors, et parmi eux, le château de la Chapelle à La Neuve-Lyre se distingue par son histoire fascinante. Loin d’être un simple monument, il est le témoin de l’ascension sociale d’un grand industriel et de l’évolution de l’architecture du XIXe siècle.

Avant l’édifice que nous connaissons aujourd’hui, la seigneurie de La Chapelle et de La Salle était la propriété de la famille DE LA VALLÉE à partir de 1651. Cette famille de la noblesse d’épée a servi le roi au sein des armées royales. Le manoir est ensuite passé en d’autres mains après la Révolution, et fut acquis par le riche négociant et marchand d’épingles Germain Honoré Baraguay, suite à son mariage.

C’est son fils, Émile Baraguey-Fouquet, qui a transformé la demeure en un véritable château. Ce personnage important de l’histoire lyroise, maire de la Neuve-Lyre de 1862 à 1895, a jugé nécessaire de vivre dans une demeure à la hauteur de son statut. Pour ce faire, il a engagé en 1876 l’architecte caennais Jacques Baumier, réputé pour son travail sur la station balnéaire d’Houlgate.

Baumier a conçu le château dans un style architectural éclectique, mélangeant différentes inspirations passées, comme le style Renaissance et le classicisme. Les couleurs des matériaux de construction, comme la brique rouge, l’ardoise bleu-gris et les céramiques orangées, contribuent à l’originalité de l’édifice. Les bustes d’un chien, d’un sanglier et d’un cerf ornent la façade du pavillon de chasse, reflétant la passion d’Émile Baraguey pour cette activité. Les grandes grilles en fer forgé des entrées, surmontées d’un « B » majuscule, rappellent le nom de son propriétaire.

Le château, classé aux Monuments Historiques, témoigne de la réussite sociale d’Émile Baraguey-Fouquet, un des plus grands capitaines d’industrie de la région. Il est considéré comme l’un des châteaux les plus remarquables de Haute-Normandie du XIXe siècle.

https://archives.eure.fr/ark:/26335/a011649694359EDxPCc

A cozy little crêperie less than 20 minutes from the Château!

We spend a lot of time at the castle during the weekends and thus our weekend chores are often done here in l’Eure. On the Saturday and Sunday mornings that we run our errands, l’Aigle is often our destination for groceries and other purchases. So, l’Aigle is naturally the place where we often go to have a nice lunch or dinner. There a handful of quaint restaurants and pubs in l’Aigle, but one in particular really stands out for us (seeing as Marie-Madeleine is Bretonne it’s all the more special! ) : The Crêperie Pinocchio opened late this summer and we had the opportunity to check it out for a Sunday lunch.

We ate there with our 3-year-old daughter, who also happens to have Bretonne blood running strong in her veins (she too loves galettes and crêpes). The food was absolutely delicious and the Normand touch on the galette menu was much-appreciated. What’s more, they serve gernerous portions! Even with my hefty appetite and my gourmandise, we weren’t able to finish all of our food. Not a problem, we had doggy-bag with enough food to make a small afternoon snack for us and our daughter.

After the meal we got to talk with the owners – who are wonderfully eccentric people with plenty of curiosity. They gave us some great ideas on villages to see in the areas around l’Aigle and some of the happenings of the area, such as American jazz on Sundays at Le Cheval Blanc in Moulins la Marche.

I can imagine nothing but success for this little crêperie. The décor is pleasantly creative, the ambiance is warm and welcoming, and the owners are genuinely interesting people. I recommend fullheartedly the Crêperie Pinocchio in l’Aigle and can’t wait to return when the opportunity arises!

Oh, and check out the article in lereveilnormand about their recent opening.